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Cécile Benoiton et Gisèle Bonin – Touché!

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Du 10 au 17 novembre, dans un délicat balais imaginaire, l’exposition rapproche les travaux récents en dessin de Gisèle Bonin et les vidéos de Cécile Benoiton.
Gisèle Bonin
Cécile Benoiton

Gisèle Bonin
« De l’outil vient, advient et vit l’image. Et inversement. C’est une interdépendance essentielle et primordiale… Vitale. De la sanguine et du graphite, compacts ou poudreux, naît et grandit le fragment : cette cassure, cette faille dans nos faux présents, car lacunaires, leurres d’une totalité et d’une vérité improbables. Ces bouts de soi passés mais bien là, qui font, incarnent et constituent l’histoire de chacun, sa densité toute humaine et fragile, son épaisseur intime et temporelle: ils répondent et correspondent à celles du dessin même. D’où le temps d’exécution de chaque pièce, son étirement maximal jusqu’à l’épuisement du sujet autant que du corps à l’œuvre… à l’atelier, au bout des doigts comme en tête. Là où “figurer”, “représenter” le corps, en s’éloignant de la tentation du portrait ou de la narration, signifierait, littéralement, rendre présent: l’être et sa désolation, son effroi et sa tendresse, sa fureur et sa douceur…la peau de ses secrets. Pour que, peut-être, ils se constituent en un volume d’intimité pour le regardeur comme pour moi, qu’ils deviennent palpables à l’œil… »
Cécile Benoiton
« L’observation du quotidien, l’infime, dans les actions, les gestes, les territoires, physiques, verbaux sont mis en jeu. Je traque la poésie de l’ordinaire, l’invisible dans le courant, l’absurde, tout ce qui contient un potentiel de matière de recherche et de transformation. Le process tout autant que les images finales sont importants. Ils sont soumis à des protocoles de travail précis – efficacité dans une durée limitée, peu d’effets artificiels, plans serrés, pas de dispersion. Le son est absent s’il n’est pas absolument nécessaire. La caméra, le téléphone, filment, capturent, exacerbent, témoignent. J’interroge l’image, le sens du langage, la forme par la vidéo, parfois le dessin, les mots. Le temps est étiré, devient compact et dense. J’organise un bras-le-corps, des glissements de sens et de territoires. Avec tout à la fois exigence et vif plaisir. »